
Spécialisée dans l’organisation de chantiers de restauration du patrimoine, la sauvegarde de l’environnement et le soutien logistique à des manifestations sportives et culturelles, l’association Concordia a vu le jour en 1950, l’objectif de départ étant de promouvoir la paix et les échanges interculturels par le biais du volontariat et de la mobilité internationale. Elle est implantée dans huit régions : Aquitaine, Auvergne, Bretagne, Île-de-France, Normandie-Maine, Picardie Nord Pas-de-Calais, Rhône-Alpes et Sud Sud-Ouest.
« L’antenne rhônalpine a été créée il y a vingt-cinq ans, rappelle Émilie Nganguia, déléguée régionale. Avec Guillaume Pelaud, mon adjoint qui me succèdera mi-novembre, nous sommes deux à nous en occuper, et une personne chargée de faire la promotion du volontariat pour des missions de un mois à un an dans le monde sera recrutée début 2010. Nous organisons en moyenne entre quinze et vingt chantiers par an dans la région. Ces chantiers peuvent notamment porter sur la restauration du petit patrimoine rural (fours, murs en pierres sèches, moulins…), la restauration de monuments classés avec encadrement des Architectes des Bâtiments de France, la création et l’entretien de sentiers de randonnée... Des chantiers environnementaux sont également proposés (débroussaillements, curage de lits de rivières, construction d’observatoires à oiseaux…) ».
Par exemple, le week-end du 1er mai, l’association est intervenue sur le site de la Casamaures à Saint-Martin-le-Vinoux pour restaurer des enluminures avec l’aide de bénévoles étrangers encadrés par des professionnels. Toujours au printemps, un autre chantier s’est déroulé à Saint-Germain au Mont d’Or où il s’agissait de relever un mur de soutènement en pierre proche de l’église. « Parmi nos références, on peut aussi mentionner le fort Barraux où nous travaillons depuis quatre ans et une intervention sur le site médiéval de Bouvesse-Quirieu qui dure depuis cinq ans, détaille Émilie Nganguia. En 2009, nous avons reçu le Prix rhônalpin du patrimoine mention savoir-faire ».
Le mode de fonctionnement de Concordia veut que les bénévoles rhônalpins (200 adhérents) interviennent sur des chantiers dans d’autres régions ou à l’étranger alors que ceux réalisés en Rhône-Alpes sont conduits par des volontaires venus d’ailleurs, encadrés par des salariés Concordia. « Chaque bénévole paye une inscription annuelle et une participation par chantier. Ils sont pris en charge, logés et nourris sur place. Des visites et activités sont organisées à leur intention pendant les périodes de temps libre, sachant qu’ils travaillent à mi-temps du lundi au vendredi sur des chantiers qui durent en moyenne trois semaines » précise Émilie Nganguia.

Les projets qui font l’objet d’un chantier sont proposés par des communes rurales, des associations ou des Parcs Naturels Régionaux. Concordia ne travaille pas avec des privés. Chaque candidat contacte Concordia et lui présente son projet. Une réunion sur site est organisée puis Concordia envoie au candidat une proposition financière pour la mise en place du chantier. Le coût varie en fonction du type de projet et des subventions mobilisables. L’association est soutenue par la DRASS et certaines directions départementales de la Jeunesse et des Sports, ainsi que par les départements de l’Ain, de l’Isère, du Rhône et de la Savoie. Et la Région lui apporte également son aide pour des chantiers programmés dans le cadre des « Quatre moteurs pour l’Europe ».
Concordia / délégation Rhône-Alpes
Emilie Nganguia, déléguée régionale
10 rue du Gazomètre
69003 Lyon
tél. : 04 72 60 97 56
http://www.concordia-association.org/pages/association/rhone_alpes
Cotravaux a pour but de promouvoir l’action volontaire et de favoriser son développement sur l’ensemble du territoire national. Créé d’abord en organisme de "cogestion pour le travail volontaire des jeunes", Cotravaux est depuis 1987 une coordination d’associations (Concordia assure la coordination régionale en Rhône-Alpes).
http://www.cotravaux.org/